Technique macro
Machaon, le 16/09/2007
Parlons un peut technique…
Internet regorge de bons conseils et de test. Mon but, ici n’est pas d’en faire une synthèse,
ni de donner un cours photo, mais simplement de passer en revue quelques points qui me paraissent
important pour faire de bonnes macros photographies.
Le boîtier :
J’utilise des boîtiers numériques, actuellement un Canon EOS 350D.
Dans le domaine de la macro, je lui vois 2 avantages :
- sa faible taille et son poids léger, c’est important car je ne n’utilise jamais de pied en extérieur, on perd trop en mobilité (surtout face aux papillons que j’affectionne particulièrement).
- son petit capteur (!) qui nous permet d’avoir une plus grande focale grâce au coefficient de réduction (1,6 par rapport au 24x36).
Cependant, je peux lui reprocher :
- sa coque en plastoc, me laisse penser que je ne garderai pas toute ma vie (en même temps, c’est du numérique…). Et en plus il prend la poussière.
- et les agrandissements papiers qui ne dépassent pas le A3 à 300dpi.
Rappel sur le coefficient de réduction par rapport au 24x36 et son influence sur la focale :
Les capteurs des reflex numériques actuels (septembre 2007) ne sont pas full frame car c’est encore trop
cher à fabriquer.
On se satisfait donc de notre 8 méga pixels qui en réel mesure (sur le 350D) : 14.8x22.2mm donc plus
petit que 24x36 mm.
On notera au passage que le format de la photo est le même : 2/3.
Si on divise 36 par 22.2 et 24 par 14.8, on obtient un rapport de 1.6
Pour comprendre l’effet sur la focale, imaginons que l’on utilise les deux capteurs
pour prendre la même photo avec le même objectif (par exemple, focale fixe de 100mm), cela donne ceci :
La plante a la même taille sur les 2 capteurs mais l'un couvre plus de champ que l'autre.
Résultat obtenu, sans la superposition.
Et sur une impression en 10x15 par exemple, ou dans la visée le sujet est grossi !
L'optique :
Il est important de noter que l’on peut bien s’amuser à prendre des photos de petites bêtes
sans du matériel de professionnel (la photo est d’ailleurs un domaine où l’équipement n’est
pas à la portée de toutes les bourses).
Ainsi, on peut démarrer la photo de petits sujets en faisant ce que l’on appelle de la "proxi-photo"
ou photo rapprochée. J’ai d’ailleurs quelques clichés dans mes galeries qui ont été faite avec 28-200 mm sigma !
Attention toutefois à ne pas confondre les rapports de grossissements.
Mon Sigma 28-200mm est estampillé du qualificatif "macro" mais en fait, il n’est pas capable
d’atteindre les performances suffisantes pour entrer dans le vrai domaine de la macro.
(Et en regardant bien sur
la fiche technique de mon sigma, on peut lire :
"rapport de grossissement : 1:3.8")
Je m’explique, on atteint la macro lorsque le sujet en vrai (celui posé sur la fleur) et son
image projetée sur le capteur on la même taille ! Le rapport de grossissement est alors de 1 pour 1 = 1:1
Par exemple :
Au rapport 1:1 le sujet a la même taille en vrai que sur le capteur !
Quelques points négatifs viendront quand même noircir le tableau des objectifs "pseudo macro", qui nous empêchent de faire de belles photos bien nettes là où on veut :
- la focale : elle doit être 200mm (dans mon exemple) pour avoir le rapport maximum (1:3.8 lié aux caractéristiques de l’objectif), ce qui implique que la vitesse d’obturation au moment de la photo doit être au moins de 1/200 s pour ne pas avoir de flou de bouger, chose que l’on obtient que très rarement.
- une telle focale au moment de la photo avec un sujet à 30 cm de l’objectif nous donne une profondeur de champ ridiculement basse !
Car on sait que la profondeur de champ diminue quand la focale grandi
ET que le sujet se rapproche de l’objectif (on parle de faible distance de travail).
La macro c’est avant tout maîtriser en permanence sa profondeur de champ (zone nette de la photo)
et de nombreux paramètres viennent jouer sur sa taille !
Je botte en touche pour l’explication de ce qu’est la profondeur de champ,
le net regorge d’excellents sites à ce sujet.
Par exemple :
Le cours de Christian JUDEI
La solution optimale, vous l’aurez compris est l’objectif purement macro.
Il permet d’avoir un rapport de 1:1 donc un excellent grossissement.
Sur ces objectifs, plus la focale est grande et plus la distance de travail est importante, c'est-à-dire que l’on peut laisser un sujet à distance pour ne pas l’effaroucher avec un 180mm alors qu’avec un 50mm on est obligé de photographier à quelques centimètres du sujet.
De plus, il ne faut pas juger un objectif macro sur les performances de son autofocus, ce dernier ne sert quasiment jamais. Même sur le 100mm USM (autofocus motorisé, rapide et silencieux) je le désactive car il n’arrive pas à faire la netteté sur le sujet et même en jouant avec les zone AF, on perd énormément de temps.
L’éclairage :
Dans de nombreux cas, les photos seront meilleures et plus faciles à prendre avec une source de lumière supplémentaire. En effet, on perd beaucoup en exposition lorsque l’on se rapproche du sujet (voir article à ce sujet).
Pour moi, le flash intégré fait souvent des merveilles grâce au TTL2 même si un flash haut de gamme
offre plus de confort, comme l’utilisation en mode high speed (vitesse du boitier au-delà du 1/200 ou 1/250 s).
Cependant, monter dans les hautes vitesses avec éclairage au flash rime avec arrière plan foncé donc disgracieu !
Aussi, l’ajout d’un diffuseur est bien plus simple sur un flash externe (article à venir sur ce sujet).
Quelques conseils pour conclure :
- Photographiez à 100 ISO au tant que possible pour avoir de belles images sans bruit en agrandissement
- Il ne faut pas se décourager, il y a beaucoup de déchets en macro, à l’heure actuelle, je pense que je conserve environ 1 photo sur 80 ! Donc, patience…
- Si le budget vous le permet, trouver une solution pour éclairer les arrières plans lors de sorties ou vous utilisez le flash ! (Voir naturepixel.com)
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Commentaires
    Massiot 06/05/2008 |
Explications très pertinantes et claires.
Un profane |
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    doutreix 01/12/2008 |
tout est clair simple et precis ce qui démontre une grande maitrise.il y a du merveilleux dans ces images, dela poésie. |
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